Archives 2015

Les Francas aggissent avec les régions 2015 - 2021 : 4 propositions pour agir avec les régions

La contribution des régions à la comptétence partagée "éducation populaire" :

- Former des citoyens ;

- Encourager les initiatives citoyennes, leur diffusion, leur essaimage ;

- Et pour ela, soutenir les têtes de réseau régionales d'associations d'éducation populaire.

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Les Francas s'engagent aux côtés des enfants réfugiés !

La France s’apprête à recevoir dans les deux prochaines années environ 30 000 réfugiés dont un tiers d’enfants en âge d’être scolarisés. Même si l’on parle d’afflux sans précédent, seule une minorité de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants ayant fui leurs pays en guerre arrive en Europe. Leur motivation première est tout simplement de ne pas mourir. Nous nous devons de leur permettre de vivre dignement, en les accueillant de façon chaleureuse, solidaire, confiante et apaisée. 

Pour les Francas, attachés aux valeurs d’humanisme et de solidarité, ayant réaffirmé dans leur projet leur aspiration à une société fraternelle ouverte à la diversité, l’accueil de ces réfugiés constitue un droit humain et un devoir de la République au nom du droit d’asile reconnu par la Convention de Genève de 1951 et inscrit dans la Constitution. 

La priorité donnée aujourd’hui par l’État et les collectivités, à juste titre, à l’hébergement d’urgence des réfugiés, ne doit pas occulter le droit à l’éducation et aux loisirs de leurs enfants, pour leur permettre demain de se reconstruire comme personnes et de construire leur avenir. 

La Convention internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la France, précise qu’un enfant, seul ou accompagné de ses parents, « qui cherche à obtenir le statut de réfugié ou qui est considéré comme un réfugié » doit bénéficier « de la protection et de l’assistance humanitaire voulues pour lui permettre de jouir [de ses] droits  » (article 22), dont le « droit à l’éducation » (articles 28 et 29) et le « droit aux loisirs » (article 31). 

La Fédération nationale des Francas mobilise dès à présent son réseau fédératif pour répondre aux besoins des réfugiés et accueillir leurs enfants dans ses structures éducatives périscolaires et extrascolaires, dans un dialogue avec les partenaires publics, État et collectivités territoriales. 

Par la formation des éducateurs et avec les enfants, les Francas, en tant que mouvement d’éducation populaire, s’attachent également à déconstruire les stéréotypes et les préjugés aujourd’hui véhiculés sur l’arrivée massive de migrants réfugiés en promouvant l’échange, la connaissance et le respect mutuel.

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Résolution générale de l'AG nationale des Francas - mai 2015

En décembre 2014, les Francas votaient leur projet 2015-2020 "Avec les enfants et les jeunes, ensemble pour l'éducation !". Face à l'accroissement de la pauvreté, ils appellent à une meilleure prise en compte des besoins éducatifs, sociaux, culturels et économiques de la petite enfance à l'adolescence. Les Francas revendiquent une action éducative qui transmette et fasse vivre les valeurs (Liberté, Egalité, Fraternité) et les principes (indivivisible, laïque et sociale) qui constituent le socle de la république ainsi que les valeurs d'humanisme, de paix et de solidarité qui contribuent tout autant à la construction du vivre ensemble.

Depuis, l'actualité a renforcé l'urgence politique de ce projet et les Francas se sont engagés pleinement dans les initiatives prises sur l'ensemble du territoire dans le cadre de la grande mobilisation de l'école et de ses aprtenaires, pour les valeurs de la République.

Pour combattre les discours populistes qui se développent, les Francas, mouvement de jeunesse et d'éducation populaire, seront vigilents à ce que les mesures prises s'inscrivent dans la durée et répondent à une prise en compte globale des difficultés rencontrées par une part croissante des enfants, des adolescents et de leurs familles.

Les Francas appellent les collectivités territoriales, même confrontées au poids des contraintes budgétaires, à faire de l'action éducative une priorité.

L'action éducative locale de qualité que promouvent les Francas repose sur :

- une large mobilisation des acteurs, au premier rang desquels les parents,

- la participation des enfants et des adolescents eux-mêmes,

- la reconnaissance de la contribution du temps libre dans le processus d'éducation,

- la formation des professionnels et des volontaires dans le champ de l'action éducative,

- une gouvernance démocratique associant l'ensemble des acteurs et des citoyens.

L'action éducative locale doit également garantir une place à l'engagement des jeunes.

Dans un contexte de réforme territoriale et de réorganisation de l'Etat, les Francas ont pour exigence démocratique de permettre à la société civile organisée de s'exprimer sur la façon dont l'Etat et les pouvoirs publics s'organisent sur le territoire et d'influer sur les politiques publiques. Il est nécessaire de définir, à tous les échelons territoriaux, des espaces de concertation pour penser l'éducation et construire et évaluer l'action éducative sur les territoires.

Il est également indispensable d'inscrire durablement l'enfance et la jeunesse dans les priorités politiques des collectivités territoriales et de faire -comme pour le sport, le rourime et la culture- de l'éducation et de l'éducation populaire des compétences partagées entre les différents niveaux de collectivités et de l'Etat.

Les Francas revendiquent l'existence, sur tous les territoires, de projets locaux d'éducation qui construisent la cohérence entre les projets et les acteurs de l'ensemble des espaces éducatifs.

Les Francas promeuvent la généralisation de comtés locaux pour l'éducation, espaces de réflexion et d'échanges entre citoyens pour porter une analyse, interpeller et s'impliquer dans l'action éducative locale.

 

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Communiqué du CAPE sur la réforme des collèges

Refonder l'École c'est engager la réforme du collège ! 
Ou quand les questions du latin et du grec ne sauraient masquer les véritables enjeux ! 

Mobilisées dans le cadre de la refondation de l'École de la République, convaincues depuis toujours que notre pays a besoin d'une École plus juste et plus efficace, d'une École bienveillante, d'une École ouverte sur son environnement, d'une École coopérant avec les autres acteurs éducatifs, les associations du CAPE soutiennent la réforme du collège. 

À l'heure où la défiance s'amplifie à l'égard des institutions de la République, à l'heure du doute sur la capacité à maîtriser l'avenir, il est de la responsabilité des associations partenaires de l'école, mouvements pédagogiques et associations d'éducation populaire, de s'engager afin d'accompagner les acteurs de terrain pour limiter les effets sélectifs du collège. 

La loi réforme du collège, qui s'inscrit dans la loi de refondation, marque une étape de plus dans la construction d'une École digne de la République, parce qu'attentive à chaque enfant.  Ce sont en effet les enfants et les jeunes de France qui payent aujourd'hui au prix fort le statu quo. Nous portons l'ambition d'un collège qui veille bien sur tous les élèves, qui prépare tous les élèves à l'étendue, la complexité et la diversité des savoirs, qui mobilise, grâce aux dynamiques des projets éducatifs, plusieurs disciplines pour élucider des situations, comprendre des environnements, se familiariser avec la conceptualisation. 

En cela nous soutenons le principe d'un collège unique qui aide tous les adolescents à prendre confiance en eux, à prendre plaisir à travailler et à comprendre. 

Réformer le collège, c'est agir pour que la République laïque tienne ses promesses, celles de l'égalité, de la justice et de l'accès aux savoirs émancipateurs et à la liberté de penser. Elle participe d'un nouvel élan public territorial et national pour une éducation partagée, véritable investissement pour un avenir solidaire, permettant alors à tous les citoyens de recouvrer la confiance dont ils ont tant besoin en période de crise économique, culturelle, sociale et morale. 

Réussir la réforme du collège, c'est faire le pari de l'intelligence collective, c'est miser sur la créativité, l'engagement des acteurs de l'éducation, c'est oser l'innovation. C'est aussi accepter d'inscrire tout cela dans le temps : temps de la réflexion et de la concertation, temps de la mise en œuvre, temps nécessaire à l'évolution des pratiques professionnelles. 

Notre pays a besoin de permettre à tous ses enfants de se cultiver, de s'instruire et de se former. Un pays qui laisse croire à un seul de ses enfants qu'il est sans avenir est un pays qui hypothèque l'avenir. 

Et nous ne connaissons  aucun parent qui veuille que cet enfant soit le sien !

 

Membres du CAPE : AFEV, AFL, ATD Quart Monde, CEMÉA, CRAP-Cahiers pédagogiques, Éclaireuses et éclaireurs de France, Éducation & Devenir, Fédération française pour l’UNESCO, FESPI, Fédération Léo Lagrange, Fédération nationale des CMR, Fédération des AROEVEN, Fédération nationale des Francas, FNEPE, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de l'enseignement, Mouvement Français pour le Planning Familial, Mouvement français des Réseaux d'échanges réciproques de savoirs (Foresco), OCCE, Fédération Générale des PEP, Peuple et Culture

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